poeme

Jonathan Livingston Le Goéland

Les bras déployés
L'oiseau en toi,
Au-delà des apparences
S'envole...
Ne limite pas ton âme
Tu voles...

Ferme les yeux
Respire ce vent de liberté
Venue des cieux,
Cette couleur de vie,
Et son lit d'infini...
Le sens-tu ?

Mon coeur est là-bas,
Pays d'océan et de montagne
O, ma douce Bretagne
Lorsque le sang coule
Et que rien ne l'arrête
Je trouve refuge
En ses douces falaises éventées
Parmi les goélands

Mon coeur est là-bas
Dans ce vent de liberté
Qui nous fait oublier
Qu'ici-bas,
Nous nous sentons parfois seuls
Et qu'un voile d'apparence
S'est posé sur nos yeux

Le maître des illusions
Se joue de nous.

Mais dans mon pays lointain
Je sens,
J'écoute,
Je vibre,
Tout y est pur et sincère
Seule ?
Je ferme les yeux
Et vole aux cotés de Jonathan Livingston
 
*****
 
Il m'enfante, Il m'enfante...
Qui ?
L'invisible caresse d'un souffle,
Un vent douceâtre qui germe
Dans le puits de l'indicible,
Dans ma dentelle maternelle.

Il m'enfante, Il m'enfance...
Il me soulève,
Me révèle à mon âme :
Porteuse d'Hommes,
Terre de tendresse
Que ta source d'eau vive affermit.

Il m'enfante, Il m'enfante...
Qui ?
Le Fils du Vent.

*****
 
Les feuilles d’automne
S'effeuillent sur ma peau
Les fils de mon enfance
S'effilochent sur mon âme
Bientôt,
Plus de contours,
Bientôt,
Plus d'armures.

Le corps vitreux
Sera espace fuyant
Et la lumière traversera
Ce verre diamanté
D'une transparente pureté
Tel le monde baigné de Dieu.

*****
 
Ma douce, ma folle
Tu te laisses broyer
Par les fantômes rebelles
Et tu les laisses t’assassiner

La clarté s’allume lentement
Et renaît,
Et jaillit
En mille diamants
De tes blessures d’enfance

Tu es l’oubliée
Tu es l’absente
Soit la vivante

*****
 
La bouche posée sur mon corps enfiévré
Frôle mes douleurs d’antan
Je ne veux me laisser toucher
Par le feu d’enfer de Satan

Le sang, le cri
Gicle de toutes les éclaboussures
Posé, imposé, spoliant et violant
La poupée muette que je suis maintenant

Rien n’y fait
Tout brûle et étouffe,
Transpire la poussière du péché

Et je suffoque dans ma tombe

*****
 
Le linge s’évanouit
S’évapore

Et je suis nue
Je suis l’Absente

Mais le manteau de pureté
Vient me recouvrir de sa chaleur

Je souris

*****
 
Demain,

Les jours s’en vont
Hachant mon cœur brumeux
De tous ces espoirs blêmes
Et de ces sourires essoufflés

Un jour, je me lèverai
Et vous verrez hauts vos hontes
Vos péchés éclatés à la foule assassine

Un jour, je me lèverai
Et cracherai sur vos tombes
Ecrabouillerai vos pieux de sang

Puis, la tempête cessera
Le libertinage sur de frêles corps d’enfants
Comme moi,
Sera votre salissure transparente à Dieu

Un jour, je me lèverai
Et vous pleurerez vos faites
Moi, je vivrai sous un jour nouveau

*****
 
Mon corps a des ailes
Que mon âme ne voyait pas
L'obscurité s'est fait lumière
J'ai vu mon âme ailée
Maintenant,
Je m'en vais,
M'envoler.

*****
 
L’étouffement de mon cri d’enfant
Elance la douleur dans mes veines,
Froides par la mort,
Froides dans mon cœur.

Demain,
Ne lève pas ton glaive
Ne cogne pas dans mes entrailles
Qui,
A tes yeux,
Veulent devenir femme
Alors que je ne suis qu’une enfant

Crève mensonge du temps
Qui veut faire que je sois objet,
Une poupée d’angoisses,
Aux cernes de sang .

Papa,
Ne les laisse pas me faire grandir.

*****
 
Les mots sont faibles
Pour dire ce qui se sent,
Cet amour qui donne,
Brise légère qui enveloppe
D'une liberté charnelle
Qu'une mère vit dans ses entrailles.

Les mots sont faibles
Pour dire ce qui se vit,
Cette douceur qui aime,
Brasier vivant miraculeux
Qui étincelle dans vos yeux
D'Etres de Lumière.

O combien les mots peuvent être faibles
Pour ce langage divin
Qui ne s'écoute
Que dans le silence qui crie
"JE T'AIME"

*****
 
Laisse le silence te porter
Laisse mes yeux te toucher
Laisse mon coeur te parler
Et goûter enfin ce souffle d'éternité

Laisse le silence te porter
Laisse ton âme murmurer
Mes mots magiques
Mes mots divins
Qui viennent se glisser en toi

Laisse le silence nous porter dans ses ailes
Nous enveloppant dans son souffle d'éternité
Laisse le silence...
Laisse moi t'aimer,
D'éternité...
*****
 
Ta main qui efface mes peines
S’est posée sur mon cœur
Ton sang qui bât dans mes veines
Son rouge ne me fait plus peur

Et quand retentissent les cris :
« Amour-Amour »
Ton souffle mon âme leur rend vie :
« Tendresse-Tendresse »

Mes entrailles, ma souffrance
Sont « Vie », sont « Force »,
Car un jour, tu as su dire à l’Homme
« Sache de mes mains faire de tes faiblesses
Une fontaine d’amour »

*****

 



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